Non, ne laissons pas Aslı Erdoğan isolée, menacée et réduite au silence

Un cahier rouge

aslierdogan_yeniozgurpolitika_24551Chaque jour depuis septembre, plusieurs écrivains turcs se tiennent debout face à la prison pour femmes d’Istanbul. Solidaires, ils protestent contre l’emprisonnement d’Asli Erdoğan, l’auteur du Bâtiment de pierre. Jeudi dernier, les procureurs turcs ont réclamé la prison à vie pour la romancière qui, à 49 ans, n’a jamais commis d’autre crime que d’écrire dans une presse favorable aux revendications du peuple kurde.

livre-le-batiment-de-pierre-asli-erdoganL’acte d’accusation reprend la pauvre rhétorique d’un État qui en a terminé avec la démocratie, en reprochant à la romancière d’être «membre d’une organisation terroriste armée», d’«atteinte à l’unité de l’État et à l’intégrité territoriale du pays» et de «propagande en faveur d’une organisation terroriste». Alors j’ai commencé à lire ses livres. Je voulais comprendre qui était cette femme emprisonnée. L’écriture du Bâtiment de pierre m’a vraiment impressionné. L’incroyable sensibilité d’Aslı Erdoğan éclate à chaque page, sombre et sans cesse inventive…

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Leonard Cohen | Every body knows

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Everybody knows that the dice are loaded
Everybody rolls with their fingers crossed
Everybody knows the war is over
Everybody knows the good guys lost
Everybody knows the fight was fixed
The poor stay poor, the rich get rich
That’s how it goes
Everybody knows

Everybody knows that the boat is leaking
Everybody knows that the captain lied
Everybody got this broken feeling
Like their father or their dog just died
Everybody talking to their pockets
Everybody wants a box of chocolates
And a long-stem rose
Everybody knows

Everybody knows that you love me baby
Everybody knows that you really do
Everybody knows that you’ve been faithful
Ah, give or take a night or two
Everybody knows you’ve been discreet
But there were so many people you just had to meet
Without your clothes
And everybody knows

Everybody knows, everybody knows
That’s how it goes
Everybody knows

Everybody knows, everybody knows
That’s how it goes
Everybody knows

And everybody knows that it’s now or never
Everybody knows that it’s me or you
And everybody knows that you live forever
Ah, when you’ve done a line or two
Everybody knows the deal is rotten
Old Black Joe’s still pickin’ cotton
For your ribbons and bows
And everybody knows

And everybody knows that the Plague is coming
Everybody knows that it’s moving fast
Everybody knows that the naked man and woman
Are just a shining artifact of the past
Everybody knows the scene is dead
But there’s gonna be a meter on your bed
That will disclose
What everybody knows

And everybody knows that you’re in trouble
Everybody knows what you’ve been through
From the bloody cross on top of Calvary
To the beach of Malibu
Everybody knows it’s coming apart
Take one last look at this Sacred Heart
Before it blows
And everybody knows

Everybody knows, everybody knows
That’s how it goes
Everybody knows

Everybody knows, everybody knows
That’s how it goes
Everybody knows

Everybody knows, everybody knows
That’s how it goes
Everybody knows

Everybody knows

Leonard Cohen ( 21 de septiembre de 1934 – 10 de noviembre de 2016)

 

Oser

Je vais revenir ici. Je n’avais, à priori, aucune raison de laisser cet espace en jachère. Depuis que je ne m’y arrête plus, j’ai perdu beaucoup. Je ne sais pas si je parviendrais à quoi que ce soit. N’ayant aucun objectif, je suis rassuré. N’ayant aucun regret, je suis apaisé. Rien à construire, personne à rassurer, nulle contrainte à éviter. Rien à craindre. Je n’ai aucune obligation à respecter, si ce n’est celle d’y être libre. Se soustraire aux tourments des mondes, retrouver ce temps et le reconquérir, retrouver une voix. Écrire pour penser et observer consciencieusement la vie qui défile. Je vais essayer de retrouver les possibles qui s’étaient ouverts ici, de croiser les rêves que j’y avais déposés. 

Anamnèses & autres textes (dont Mauvaises Nouvelles) | version papier

Le livre Anamnèses & autres textes (dont Mauvaises Nouvelles) est aussi disponible en version papier depuis aujourd’hui.
Un grand merci à Jean-François Gayrard pour son travail (éditions Numeriklivres)

Pour commander votre livre en version numérique ou version papier, vous pouvez passer par ici: http://goo.gl/hwnfFE ou dans votre librairie de cœur.

Xavier Fisselier, Anamnèses, éditions numeriklivres
Photo couverture Jean-Baptiste Fort (photographer)

Anamnèses_Emma

Merci Emma (photo)

Anamnèses & autres textes | Xavier Fisselier, auteur

ISBN-13: 978-2897179212

Broché 106 pages – 13×20 cm

avant mort

absolument fasciné par ces deux morceaux et leurs vidéos. les oeuvres avant mort qui s’échappent de soi, les plus belles. la distance au monde.

magnifique

rip david bowie

note

  

On pourrait s’écrire pour ne rien dire. Se lire sans s’écrire, se laisser faire, glisser là où l’on aimerait se laisser aller si nous avions les yeux bandés et si nous pouvions ne pas y penser. Se lire sans s’écrire, s’écrire sans se lire parce que l’écriture est un autre leurre. Les mots ne sont pas universels puisqu’il faut les traduire. Traduire quoi! Vivre dépasse les mots. Vivre ridiculise l’absence. Les mots, non écrits, n’ont pas de frontière. Aucun talent n’est nécessaire. Ni aucune reconnaissance d’ailleurs. Les mots sont justes quand on ne les dit pas, quand on ne les écrit pas. Les mots se savent. Les mots sont là. Un langage silencieux. Une langue silencieuse. On sent sa présence à l’autre. On est là, l’autre est là. Un soi en somme. Lui dire est sans issue. Le dire est un échec. 
Être là. 

2015 & 2016

Belle et heureuse Année à vous.