Archives pour la catégorie art

Charles Maussion | publication d’un livre aux éditions William Blake & Co

Très belle et heureuse année à vous,

Je souhaiterais vous faire part d’un projet qui me tient particulièrement à coeur, lancé avec l’association « La Société des Amis de Charles Maussion », association ayant pour unique objectif de faire vivre son oeuvre, principalement à travers des expositions.

Depuis plusieurs mois, nous travaillons sur l’édition d’un ouvrage comportant les plus beaux textes écrits sur son travail (Yves Bonnefoy, Andrée Chedid, Pierre Bergounioux, Daniel Abadie, Robert Combas, Gérard Barrière, Pierre-Edouard, …). Ce livre sera publié par les éditions William Blake & Co et diffusé par les Belles Lettres.

Nous sommes presque arrivés au bout de cette aventure, nous avons reçu des dons très généreux, mais nous n’avons pas encore atteint l’intégralité du budget de 7.500 €. Il ne nous manque plus que 1.000 € …

N’hésitez pas à partager cet article autour de vous et n’hésitez pas à participer si vous le pouvez et le désirez.

Vous trouverez ci-dessous le courrier d’adhésion à « La Société des Amis de Charles de Maussion », ainsi que le formulaire d’adhésion.

Je vous remercie d’avance,

À bientôt,

Chers Adhérents,

Grâce à vous, la Société des Amis de Charles Maussion a pu continuer à faire vivre l’œuvre de Charles en réalisant deux très belles expositions. L’une, au château de Tanlay (2015), organisée par Louis Deledicq, et l’autre au Centre d’Art de Royan (2016), organisée par Jean-Pascal Léger.Cette année, votre aide nous sera particulièrement précieuse pour finaliser l’édition d’un livre qui rendra hommage à l’œuvre de Charles. Ce livre est sur le point d’être publié par les éditions William Blake & Co et diffusé par Les Belles Lettres. Il comportera une sélection des textes les plus importants écrits sur son travail, accompagnée de quatorze planches couleur.

Textes : Yves Bonnefoy, Andrée Chedid, Pierre Bergounioux, Daniel Abadie, Robert Combas, Gérard Barrière, Pierre-Edouard ….

Le budget de ce livre s’élève à 7.500 €, il sera financé dans son intégralité par les adhésions et les dons reçus par l’association. Votre participation nous sera bien évidemment d’une grande aide pour accélérer la publication de cet ouvrage.

[…]

 

Réponse de Charles Maussion

J’éprouve quelque difficulté à vous répondre, mais je voudrais vous faire part d’un moment important que j’ai vécu il y a plusieurs années déjà.

Je lisais dans ma chambre et pour cela portais des lunettes pour voir de près, lorsque levant la tête, mon regard tomba sur une petite photo de ma mère qui était posée sur un meuble à quelques mètres de moi.

Je restais stupéfait. À travers ces lentilles, la photo n’avait plus rien à voir avec celle que je connaissais : plus rien ne restait de la description de ma mère et pourtant sa présence était mille fois plus intense. C’était un contact direct, très émouvant, d’une luminosité rayonnante.

L’image était très simple : simple graduation de lumière aboutissant à un sommet lumineux d’une intensité presque insupportable. Pas de contrastes, mais chaque point de l’espace avait son autonomie, son rayonnement propre et pourtant chaque point avait sa place exacte, sa condition nécessaire et suffisante pour participer à l’ensemble. Le tout avait une unité parfaite, une grande simplicité d’où se dégageait le sentiment de joie et de paix.

J’étais frappé que si peu d’éléments, juste une graduation de valeurs, pouvait aboutir à une telle intensité.

Rien n’était bloqué, fermé, c’était un monde ouvert à la fois irréel et pourtant très réel, puissant et à la fois plein de tendresse.

Plus tard, je marchais sur une plage du nord, et, à quelques mètres de moi, une mouette. C’était de bonne heure le matin, l’air était encore embrumé et les tons bruns-roses du sol se mêlaient au bleu de l’atmosphère pour former une atmosphère grise très transparente et diffusant la lumière.

Je fus saisi : elle se tenait toute droite sur ses pattes comme une montagne de lumière. Pourtant, elle ne semblait pas de nature différente de l’espace lumineux qui l’entourait. La lumière avait mangé ses contours pour ne laisser qu’une présence lumineuse… seule une très fine modulation à peine perceptible, comme une caresse.

Là encore, très peu d’éléments, pas de contrastes, pas d’affirmation, juste un espace, un souffle, une respiration suffisait à créer cette présence comme une source rayonnante et rafraîchissante.

La similitude de vision avec la photo de ma mère était étonnante. C’était le même monde.

Charles Maussion | 1923 – 2010

en savoir plus sur la vie de l’artiste Charles Maussion : www.charlesmaussion.com

Markus Lüpertz, Pierre Edouard & Fabrice Hergott | Paris

Pierre Édouard et Markus Lüpertz – Paris avril 2015

Rencontre de Pierre Edouard et Markus Lüpertz à l’occasion de l’attribution du Prix artistique 2015 de la Fondation Simone et Cino Del Duca et du vernissage, au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, de la rétrospective consacrée à Markus Lüpertz (né en 1941 à Liberec), artiste majeur de la scène allemande. 

Du 17 avril au 19 juillet 2015, au MAM : rétrospective Markus Lüpertz 

Prix artistique 2015 de la Fondation Simone et Cino Del Duca

Grand Prix artistique – sculpture | Markus Lüpertz, lauréat 2015 

Le Grand Prix artistique de la Fondation Simone et Cino Del Duca, doté de 100 000 €, récompense l’ensemble d’une carrière d’un artiste de dimension internationale. Il a été attribué, sur proposition de la section de sculpture de l’Académie des beaux-arts, à Markus Lüpertz, figure majeure de la scène artistique allemande. 

«Le Grand Prix artistique de la Fondation Simone et Cino Del Duca, doté de 100.000€, a été attribué au peintre et sculpteur allemand Markus Lüpertz.

 Ce prix récompense l’ensemble d’une carrière artistique de dimension internationale. Markus Lüpertz est d’origine tchèque; il a étudié à l’école des beaux-arts de Krefeld et de Düsseldorf, avant de s’installer à Berlin-Ouest en 1962. C’est à cette époque qu’il crée la galerie Großgörschen 35 avec Bernd Koberling et Karl Horst Hödicke. Il a également enseigné à l’Académie des Beaux-Arts de Karlsruhe et à celle de Düsseldorf, qu’il dirige en 1988. Markus Lüpertz fait partie de cette génération d’artistes allemands d’après-guerre proche de Immendorff, Baselitz, Kiefer et Penck. La Fondation Simone et Cino Del Duca décerne aussi un prix de confirmation, dans la section peinture, doté de 25 000 EUR. Cette année, l’artiste Marc Desgrandschamps a remporté ce prix, qui récompense des artistes plasticiens européens, ou résidant en Europe. Ces deux prix seront remis aux lauréats le 18 novembre, à l’occasion de la séance solennelle de l’Académie des Beaux-Arts. Markus Lüpertz est actuellement à l’honneur avec une grande rétrospective au musée d’Art moderne de la Ville de Paris.» 

Connaissance des artsSignature : Lara Tournemire – 20 avril 2015

Vous pouvez aussi découvrir les oeuvres de Markus Lüpertz ici:

Avec Fabrice Hergott, directeur du MAM, Musée d’Art Moderne de Paris

Sainsbury Center for Visual Arts | Charles Maussion

2015/01/img_2175.jpg

Auguste Rodin | intervention de Pierre Edouard, sculpteur, dans « une vie, une oeuvre »

Intervention de Pierre Edouard, sculpteur, dans l’émission de France Culture, « Une vie, une oeuvre » du samedi 15 novembre 2014.

http://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=4950210

Par Françoise Estèbe.

Réalisation : Lionel Quantin. Prise de son : Pierre Quintard. Attachée d’émission : Claire Poinsignon. Archives INA : Sandra Escamez. Avec la collaboration d’Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France.

En partenariat avec le Musée Rodin, qui, à partir du 13 novembre (jusqu’au 27 septembre 2015), présente une nouvelle exposition : « Rodin, le laboratoire de la création. »

nvité(s) :
Catherine Chevillot, directrice du Musée Rodin.
Pierre Edouard, sculpteur.
Clémence Goldberger, responsable de la Communication du Musée Rodin.
Katia Légeret, professeur au Département Théatre de l’Université Paris 8.
Hélène Marraud, responsable du Fonds Sculptures du Musée Rodin.
Véronique Mattiussi, responsable du Fonds Historique du Musée Rodin.
Bruno Mathon, peintre et critique d’art.
Hélène Pinet, responsable des collections de photographies du Musée Rodin.
Dominique Viéville, conservateur général du Patrimoine.

Suite de montagnes | Exposition Jacques Le Scanff | Paris – Novembre 2014

Expo Jacques Le Scanff _ 19 nov 14  3 paris jak

Exposition Jacques Le Scanff | Paris | 19 novembre 2014

Suite de montagnes (au-delà de Lure)
et quelques portraits et dessins

Jacques le Scanff vous invite à visiter son atelier et à découvrir ses travaux récents :

mercredi 19 novembre 2014
à partir de 18 h 30

145 bis, avenue de Choisy 75013 Paris
code 1692A, 2e atelier dans l’allée, au fond de la cour

Téléphone 01 48 06 47 06
Métro : Tolbiac et Place d’Italie
Autobus : 47, 64 et 62

l’exposition sera également ouverte
du 20 au 23 novembre de 15 h à 20 h
et sur rendez-vous.
Attention nouveau mail : preaudescollines(at)gmail.com

Art Catalogue | works for sale

Charles Maussion | Centre d’Art Contemporain | Communs du Château de Tanlay 2014

Charles Maussion, Centre d'Art Contemporain, Château de Tanlay 2014

Charles Maussion, Eugène Leroy, Robert Guinan

 » Peintures, gouaches & dessins  » 

Exposition organisée à l’initiative du Conseil Général de l’Yonne avec le soutien de l’Yonne en scène.

du 29 juin au 28 septembre 2014 – de 11h à 18h – fermée le lundi.

communiqué de presse 

Robert GUINAN | Eugène LEROY | Charles MAUSSION – Château de Tanlay, 2014

Robert GUINAN | Eugène LEROY | Charles MAUSSION10366265_777209865631848_1523123437957285801_n

Une exposition du Conseil Général de l’Yonne Avec le soutien de l’Yonne en scène , du 28 juin au 28 septembre 2014 – Commissariat : Louis Deledicq

Home1

Château de Tanlay 

Peintures – gouaches – dessins

Artiste américain né en 1934, Robert Guinan vit à Chicago depuis 1959 et crée une peinture sociale et engagée. Comme ces illustres prédécesseurs, Edgar Degas et Henri de Toulouse-Lautrec , Robert Guinan fréquente les bas quartiers de sa ville où il rencontre des hommes et des femmes pauvres, des marginaux. Animé d’une volonté de magnifier ces exclus et déshérités de la société américaine, il réalise leurs portraits.

Fervent admirateur de Rembrandt, Eugène Leroy (1910-2000) portait une attention particulière au travail de la matière et de la lumière. Il a accompli une œuvre singulière située dans un double mouvement d’apparition-disparition du motif. Sa démarche consistait à enfouir sous de multiples couches de peinture un dessin originel. L’image du corps ou du visage de son modèle est recouverte progressivement d’un magma de peinture, sur lequel l’artiste ne cesse de revenir, retravailler pendant des années. Dans le foisonnement de la matière picturale, l’épaisse couche au relief bosselé, la figure ne disparaît pas, au contraire elle émerge, elle s’incarne dans la peinture.

Pour retranscrire le plus fidèlement ses émotions Charles Maussion (1923-2010) n’a eu de cesse d’épurer sa peinture. Ce n’est pas le sujet en tant que tel qui l’intéresse mais le sentiment qui jaillit face à lui. Bien plus que la forme d’une mouette, ce qui l’ importe c’est la lumière qui l’irradie, l’atmosphère qui l’entoure, sa présence. Comme chez Leroy, c’est le travail de la lumière, avec de subtils dégradés de couleurs qui fait émerger les silhouettes du fond.

Une exposition du Conseil Général de l’Yonne Avec le soutien de l’Yonne en scène Commissariat: Louis Deledicq

du 28 juin au 28 septembre 2014

Tanlay – Communs du Château
Tous les jours sauf les mardis de 11h à 18h Tel. 03 86 75 76 33

Accueil des scolaires sur rendez-vous auprès de Nathalie AMIOT : 03 86 72 85 32 nathalie.amiot@lyonne-en-scene.com

expo_tanlay_14 copia

ArtParis, Pierre Edouard | Galerie Ditesheim

Un grand merci à vous @allerarome pour vos photos des oeuvres de Pierre Edouard exposées par la Galerie Ditesheim, lors du salon ArtParis 2014 et pour les mots que vous m’avez confiés…

artParis, 2014, Pierre Edouard, Galerie Ditesheim

 » Une œuvre a sa vérité mais le rêve de l’œuvre en a une autre  » Pierre-Edouard .
Puis il écrit qu’il choisit la deuxième. Dans le rêve de toute œuvre, artiste, créateur, amateur il y a une vérité, la vérité du désir singulier de chacun . Laissons donc à l’artiste sa vérité que son œuvre élucide pour lui seul .
Pierre Edouard lui met le rêve de l’œuvre en chantier pour nous donner à voir non pas ce qu’il a rêvé mais ce qui s’est matérialisé, interprété peut être de son rêve.
Passage par le temps de l’exposition où la vérité de l’œuvre s’offre alors à celui qui regarde . Pour avoir il y a plusieurs mois découvert l’œuvre gravé de Pierre-Edouard dans une autre galerie, il me restait essentiellement la finesse et la vivacité du trait donnant toute légèreté à la gravure . Mise en suspension de ses sujets défaits de leur poids d’être des corps. Formidable. Le trait saillant que l’on retrouve dans la réalité sur des personnes se retrouve là dépersonnalisé mais tout aussi vif donnant une force et un caractère à l’œuvre, son trait de caractère.
Il s’agit bien d’autre chose que de la représentation de personnages, de leur expression, de la position où ils se tiennent arc-boutés, penchés vers l’avant.
Ce qui se dégage des sculptures, de ces corps en suspension c’est une tension mais une tension pour une trajectoire et non pas faisant poids . L’horizontalité que croise notre verticalité de spectateur, les arrache à une certaine fixité, à un enracinement. Le nouage de la forme, de la tension et du mouvement semble se faire dans l’arc d’arc-bouté utilisé pour qualifier les postures.
Voir des gravures et des sculptures permet d’apercevoir ce qui fait le trait unaire, unique de l’œuvre de Pierre-Edouard.
Cette même ligne traverse les œuvres, dans un même mouvement comme un surgissement. On se plait à penser que ce surgissement est celui de la vérité de l’œuvre, qu’il est inutile de chercher ce qu’elle pourrait vouloir dire , nous montrer ou nous signifier. L’œuvre est hors sens, surgie du Réel . Jacques Lacan écrivait que l’artiste, toujours précède le psychanalyste . Alors j’ai pensé : voilà !
Des œuvres qui nous regardent autant que nous les regardons parce que l’art nous regarde pour nous faire apercevoir ce qui ne peut se dire que d’en passer par l’œuvre rêvée de l’autre .
Je remercie encore Xavier de m’avoir fait découvrir un jour cet artiste.

JocelyneT.
Pierre Edouard, art Paris, 2014, galerie Ditesheim

pierre edouard, sculpture, artparis, galerie ditesheim, 2014pierre edouard artparis 2014

20140418-144852.jpg

20140418-144918.jpg

20140418-144943.jpg

Charles Maussion | projet d’exposition 2014 |

« La Bonne d’enfant » d’Offenbach

Sortir à Paris…

La Bonne d'Enfant Flyer

Les Papillons électriques seront au théâtre des Cinq Diamants à partir du 15 Octobre

pour la création de « La Bonne d’enfant » opérette bouffe en un acte de Offenbach dont ils donnenront 7 représentations à partir entre le 15 et le 23  novembre….
Pour connaître le détail des dates et des horaires consulter la rubrique programmation-théâtre

 

Dans l’atelier de Pierre Edouard | Benoît Sourty

[youtube http://youtu.be/7RItdTiMYKg]

« Le peintre et sculpteur Pierre Edouard cherche à réaliser une tête qui ne ressemblera pas à une tête. Ses réflexions en même temps qu’il travaille , bousculent les frontières entre figuratif et abstrait. Il laisse la sculpture envahir l’espace, il la guide, nous le regardons, nous l’écoutons. »

Benoît Sourty | http://www.benoitsourty.fr/

Pierre Edouard | Sculpteur : http://www.pierre-edouard-sculpteur.com

Charles Maussion, dans son atelier | Vidéo Benoît Sourty

[youtube http://youtu.be/gSJfFW3qv1Q]

« Le peintre Charles Maussion travaille dans son atelier. Nous l’observons, puis l’écoutons décrire son désir de retirer de la toile le superflu de façon à ce qu’il ne reste que l’esssentiel. Ce n’est pas la vision de la mouette qu’il est important de retrouver, c’est le sentiment de la mouette. ( extrait d’un documentaire de 50 minutes « le sentiment de la mouette », image Jean-Jacques Mrejen, son, montage Jean-Pierre Sanchez, productions de la lanterne) »

Vidéo de Benoît Sourty (http://www.benoitsourty.fr/#/Filmer-lArt/)

je marchais sur une plage du nord, et à quelques mètres de moi, une mouette.

CharlesMaussionPhotoSuzanneNagy_1® Photo Suzanne Nagy

« […] je marchais sur une plage du nord, et à quelques mètres de moi, une mouette. C’était de bonne heure le matin, l’air était encore embrumé et les tons bruns-roses du sol se mêlaient au bleu de l’atmosphère pour former une atmosphère grise très transparente et diffusant la lumière.

Je fus saisi : elle se tenait toute droite sur ses pattes comme une montagne de lumière. Pourtant, elle ne semblait pas de nature différente de l’espace lumineux qui l’entourait. La lumière avait mangé ses contours pour ne laisser qu’une présence lumineuse… seule une très fine modulation à peine perceptible, comme une caresse.

Là encore, très peu d’éléments, pas de contrastes, pas d’affirmation, juste un espace, un souffle, une respiration suffisait à créer cette présence comme une source rayonnante et raffraichissante. […]

Charles Maussion »

Plus d’infos sur la vie et l’oeuvre de Charles Maussion : http://www.charlesmaussion.com