Archives de l’auteur : Xav'

A propos Xav'

Dreamer

Why

Why | Annie Lennox – DIVA (1992)

How many times do I have to try to tell you
That I’m sorry for the things I’ve done?
But when I start to try to tell you
That’s when you have to tell me
Hey, this kind of trouble’s only just begun, yeah

I tell myself too many times
Why don’t you ever learn to keep your big mouth shut?
That’s why it hurts so bad to hear the words
That keep on falling from your mouth

Falling from your mouth
Falling from your mouth
Tell me
Why?
Why?


I may be mad
I may be blind
I may be viciously unkind
But I can still read what you’re thinking
And I’ve heard it said too many times
That you’d be better off
Besides
Why can’t you see this boat is sinking
(This boat is sinking, this boat is sinking)


Let’s go down to the water’s edge
And we can cast away those doubts
Some things are better left unsaid
But they still turn me inside out
Turning inside out, turning inside out

Tell me
Why?
Tell me
Why?


This is the book I never read
These are the words I never said
This is the path I’ll never tread
These are the dreams I’ll dream instead
This is the joy that’s seldom spread
These are the tears, the tears we shed
This is the fear, this is the dread
These are the contents of my head

And these are the years that we have spent
And this is what they represent
And this is how I feel
Do you know how I feel?
‘Cause I don’t think you know how I feel

I don’t think you know what I feel (why)
I don’t think you know what I feel
You don’t know what I feel

 » Happy Easter « 

Ce matin j’ai fait le plus beau et plus long voyage de mon existence. À toutes celles et tous ceux que j’ai rencontrés sur nos chemins, lisez ce texte et partagez-le, il s’adresse à vous, il est pour vous.

“Happy Easter”, par ces deux mots simples mon voyage a débuté, sur ma terrasse, face au soleil et à la Sagrada Familia, les yeux fermés. Je suis parti de Nagpur. “Happy Easter” résonne en moi depuis ce jour de Pâques à Nagpur. L’instant d’une vie, le moment zéro. Cet endroit où les échelles de temps et de distance n’existent plus, n’ont plus besoin d’être. Celui de la sensation et du sentiment. Ce sentiment de faire partie du tout et du rien, au même instant, partout à la fois. Je l’ai revécu maintenant. Ici. Avec vous. Et j’ai enfin compris le sens du voyage avec vous, vous tous. Le sens de mes voyages, réels ou imaginaires. Je crois vous avoir presque tous vus, sur le chemin qui m’a amené à vous rencontrer, à vous aimer. Le bonheur simple de savoir que sans le savoir je vous avais amenés partout avec moi. Vous étiez là, vous êtes là. Il n’y a pas de voyages, il n’y a qu’un voyage et nous en faisons tous partie. Le passé a toujours été aussi mon présent. Le présent est là. Il est suffisant, et j’ai cessé d’imaginer le futur, surtout celui qui n’existe pas encore. Quel « présent » plus majestueux que l’instant présent, ensemble. Morts, disparus ou vivants, proches, physiquement ou pas, vous étiez tous là. C’est une évidence. Vous ne pouviez être ailleurs. Vous aviez dû vous aussi m’emmener avec vous, sinon, nous n’aurions pu nous retrouver aussi facilement. Quelle immense bonheur de le savoir. Je crois avoir peut-être pleuré, comme j’ai très certainement aussi dû sourire et rire avec vous. Nous étions là, si proches, réunis et il suffisait seulement de fermer un peu les yeux, en silence, et de vous attendre, de vous écouter, de vous sentir venir. Ce moment n’a sans doute ni début ni fin, il est là et il suffit seulement d’en avoir conscience. Oui, deux mots ont suffi pour être de nouveau là-bas et partout à la fois, à Nagpur et ici. Là, avec vous, c’est sans aucun doute l’endroit où je voulais être aujourd’hui, inconsciemment, en cette minute infinie.

Où que vous soyez, je pense à vous, j’ai toujours pensé à vous. Le bonheur de savoir que ce n’est pas la réalité qui importe.

Apparaître et disparaître c’est être là, présent au monde. Pour toujours. Ensemble.

Définition probable d’une absparition

Extrait de « Sois ce que tu es » Les enseignements de Sri Ramana Maharshi.

Se voir vieillir

Se voir vieillir. Quand prend-on réellement conscience de ce passage? Le moment, l’instant. Où tout bascule.

Note

Pourquoi se montre-t-on?

Pourquoi s’expose-t-on autant ?

Quelle absurde nécessité d’exister aux yeux des autres !

Je suis surpris, ébahi et regarde tout de même. Identique, pas mieux.

J’essaie seulement de savoir pourquoi.

Jean-Philippe Toussaint

We miss us

We miss us.

Thom Yorke | ANIMA Interview

Note

Être fantasque.

L’être fantasque agit en dehors des règles établies. L’être fantasque sort du cadre. C’est amusant car on vous invite souvent à penser ainsi, à être ainsi tout en vous recommandant d’être prudent et de ne pas trop en abuser.

Être fantasque, est-ce un défaut ou une qualité ?

Note

« La lecture sur internet, c’est le flow ininterrompu. Or, pour construire du sens, il faut sortir de ce flow pour faire autre chose : peindre, lire, écrire. C’est ça la supériorité de l’homme sur la machine : sortir du flow une fois de temps en temps pour lire un livre de 1200 pages. »

Kenneth Goldsmith | Usbek &Rica Numéro 27

Vous m’avez manqué.

Vous m’avez manqué. Vraiment. Vous savez ce que c’est manquer à quelqu’un.

C »est important.

On est tous un peu triste

On est tous un peu triste. On a tous un peu peur. Mais on n’a pas trop envie de le dire. On aimerait bien être meilleur. Mais on ne l’est pas.

On est tous un peu triste. Et on a le droit de le dire. On a peur.

Et si ?

Et si?

Oui et si? Et si avoir arrêté d’écrire ici avait été une souffrance plus importante que prévue. Et si l’écriture, la juxtaposition de mots, les uns après les autres, avait plus d’importance que ce que j’avais imaginé.

Finalement, l’objectif n’est nullement d’être lu, mais bien d’écrire. Seulement écrire. Puis peut-être, être lu et partager des sentiments et opinions.

Rien d’autre. Dans une extrême simplicité et tendresse.

Et si?

Très belle Année 2019

Mes meilleurs vœux pour cette nouvelle Année.

Jean d’Ormesson | Un hosanna sans fin

Merci Héloïse d’Ormesson d’avoir publié ce texte.

VOUS VOILÀ NÉ. Pour mourir. En attendant, il faut bien vivre.

(p. 21)

Un hosanna sans fin, Jean d’Ormesson, éditions Héloïse d’Ormesson.