ArtParis, Pierre Edouard | Galerie Ditesheim

Un grand merci à vous @allerarome pour vos photos des oeuvres de Pierre Edouard exposées par la Galerie Ditesheim, lors du salon ArtParis 2014 et pour les mots que vous m’avez confiés…

artParis, 2014, Pierre Edouard, Galerie Ditesheim

 » Une œuvre a sa vérité mais le rêve de l’œuvre en a une autre  » Pierre-Edouard .
Puis il écrit qu’il choisit la deuxième. Dans le rêve de toute œuvre, artiste, créateur, amateur il y a une vérité, la vérité du désir singulier de chacun . Laissons donc à l’artiste sa vérité que son œuvre élucide pour lui seul .
Pierre Edouard lui met le rêve de l’œuvre en chantier pour nous donner à voir non pas ce qu’il a rêvé mais ce qui s’est matérialisé, interprété peut être de son rêve.
Passage par le temps de l’exposition où la vérité de l’œuvre s’offre alors à celui qui regarde . Pour avoir il y a plusieurs mois découvert l’œuvre gravé de Pierre-Edouard dans une autre galerie, il me restait essentiellement la finesse et la vivacité du trait donnant toute légèreté à la gravure . Mise en suspension de ses sujets défaits de leur poids d’être des corps. Formidable. Le trait saillant que l’on retrouve dans la réalité sur des personnes se retrouve là dépersonnalisé mais tout aussi vif donnant une force et un caractère à l’œuvre, son trait de caractère.
Il s’agit bien d’autre chose que de la représentation de personnages, de leur expression, de la position où ils se tiennent arc-boutés, penchés vers l’avant.
Ce qui se dégage des sculptures, de ces corps en suspension c’est une tension mais une tension pour une trajectoire et non pas faisant poids . L’horizontalité que croise notre verticalité de spectateur, les arrache à une certaine fixité, à un enracinement. Le nouage de la forme, de la tension et du mouvement semble se faire dans l’arc d’arc-bouté utilisé pour qualifier les postures.
Voir des gravures et des sculptures permet d’apercevoir ce qui fait le trait unaire, unique de l’œuvre de Pierre-Edouard.
Cette même ligne traverse les œuvres, dans un même mouvement comme un surgissement. On se plait à penser que ce surgissement est celui de la vérité de l’œuvre, qu’il est inutile de chercher ce qu’elle pourrait vouloir dire , nous montrer ou nous signifier. L’œuvre est hors sens, surgie du Réel . Jacques Lacan écrivait que l’artiste, toujours précède le psychanalyste . Alors j’ai pensé : voilà !
Des œuvres qui nous regardent autant que nous les regardons parce que l’art nous regarde pour nous faire apercevoir ce qui ne peut se dire que d’en passer par l’œuvre rêvée de l’autre .
Je remercie encore Xavier de m’avoir fait découvrir un jour cet artiste.

JocelyneT.
Pierre Edouard, art Paris, 2014, galerie Ditesheim

pierre edouard, sculpture, artparis, galerie ditesheim, 2014pierre edouard artparis 2014

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