note

Je n’ai pas compris grand chose à cette semaine. Mais je sens qu’il s’est passé quelque chose. Cela n’intéresse personne, je le sais aussi. Mais ceci, ce petit endroit, de mots, croquis et photos, compte beaucoup pour moi. Une cour de récréation, une petite cabane, perchée en haut d’un arbre.
Mais la question maintenant est, doit-il rester espace public ou doit-il être un intime? Comme les petits carnets perdus que je commençais enfant. Ils ont disparu, je ne les ai plus. On me les a dérobé peut-être. Les ai-je jeté? Je ne sais plus. La question n’est pas ici, j’en ai peur.
Si je laisse, cet espace ouvert, si je laisse filer, ici ou ailleurs, ces phrases qui m’échappent, est-ce par vanité d’être lu? Ou seulement parce que j’ai envie de les écrire, parce que l’exercice me plaît. J’ai bien peur d’écrire seulement pour être lu, de me tromper moi-même et de tromper ceux qui me lisent. L’envie de croire que, peut-être, mon écriture puisse plaire est une pure vanité détestable, et j’en suis sans doute capable. Je n’ai pas su gérer, comme à l’habitude, entre la confession et le véritable travail d’écriture, réservé aux écrivains, à ceux qui peinent, travaillent dur pour nous amener sur leur terrain.
Je dois naturellement être mal fichu (encore une fois tout le monde sans fiche), mais personne ne doit se sentir obligé de poursuivre sa lecture. Je n’en ferai ni publicité, ni écho. Je ne le souhaite plus. Je crois que j’en ai eu envie, ou besoin, pour me faire croire que peut-être, oui, peut-être, j’avais l’étoffe d’un écrivaillon.
J’ai envie de poursuivre l’expérience d’écriture ici. Parce que les rencontres y sont merveilleuses. Mais ne devrais-je y écrire qu’une fiction? Perdre l’habitude de mes fictions confessions? Je ne sais pas. Paumé comme à l’habitude. Mais, ne vous inquiétez pas, je ne demande ni votre avis, ni votre consentement. J’écris, seulement, avec ce style qui n’en est pas un. Je sais seulement un chose, j’aime être ici aussi, ce n’est peut-être pas tout à fait moi, mais qui est tout à fait lui?
Peut-être que mon «écriture numérique» est une écriture un peu, légèrement, égocentrique. Je parle pour moi parce que je crois que c’est malheureusement ma réalité.
Peut-être, et même sans doute, devrais-je prendre le chemin des véritables écrivains: travailler mes textes, sur mon cahier ou mon ordinateur, puis attendre le jugement dernier, celui de l’éditeur, celui qui sait juger. Celui qui voit…
Doit-on fermer un blog?
Doit-on annihiler la part d’égocentrisme qui réside en soi?
Je ne sais pas, comme d’habitude, me direz-vous…
Alors je me satisfais de mes conclusions enfantines…
Être là.

PS: je suis fâché contre moi, contre moi seul.

10 réflexions au sujet de « note »

  1. Nounouche

    Reste là, j’ai plaisir à te lire et partager ta complexité et, se faisant, à être avec toi. Et pourquoi ne pas écrire un roman tout en tenant ce blog? Ce serait génial!
    Je t’embrasse.

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  2. denisegirardsoupir

    Si tu n’es plus là…qui d’autre le sera ? Aucun Être ne peut prendre ta place. La décision finale t’appartient mais tu ne devrais pas fermer ce blog. Un long silence peut-être… mais tes mots qui sont déjà là sont ton souffle…prémisses peut-être comme l’écrit Marie-Anne d’un livre. Ton inspiration pour le futur. (Mais si jamais tu décides de le fermer prends bien soin de tout sauvegarder, ne rien oublier…pour continuer d’être.)

    T’embrasse FORT

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  3. Nicodemia

    Je pense personnellement que s’il n’existe pas de bonnes lettres de refus –je veux dire de la part d’un éditeur -, il existe néanmoins de bonne raisons de continuer à écrire lorsque comme toi l’on a du talent pour raconter les sentiments et les bleus de l’âme de l’humaine condition.
    Ce blog est la meilleure façon de faire face au refus…et ce jusqu’au dernier mot, d’améliorer ta plume si tu la trouves encore trop incertaine… L’écriture est un talent qui évolue avec le temps et à coup sûr du talent tu en as !
    Il faut donc persévérer car le métier d’écrivain, au-delà de la sensibilité, est aussi un travail d’artisan. Il n’y a rien de mal à se préparer à ses rêves d’édition, pense seulement dans le même temps que tous ceux qui suivent ce blog sont heureux de te lire, en éprouve une très grande joie et que déjà tu as trouvé en ceux-ci tes lecteurs.

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  4. mel13

    Xavier, que puis-je ajouter? Je partage tout ce que disent vos lecteurs et j’ajoute juste: je ne sais plus de nous deux qui a trouvé l’autre, mais je sais toujours (avec votre blog) où vous trouver, vous retrouver… Souvenez-vous, le premier vase partagé, puis le deuxième, et toujours vos mots, votre sensibilité à fleur de peau, à fleur de mots… bien à vous😉

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